Fév 28 2015

Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?

Photoshop 25ansPhotoshop vient de fêter ses 25 ans, un âge que peu de logiciels atteignent. Mieux, il est devenu au fil des ans le standard incontesté en édition d'images, au point de donner naissance au néologisme - parfois peu flatteur - "photoshoper". Produit  vendu à un tarif difficilement accessible pour l'amateur, il est aussi l'un des logiciels les plus crackés. Sa renommée va ainsi bien au-delà du petit cercle professionnel dans lequel il devrait être confiné, ce que confirme le succès des livres techniques et des tutoriels vidéo qui lui sont consacrés. Cependant, beaucoup de choses ont changé depuis l'arrivée du Creative Cloud et cet anniversaire est une bonne occasion pour faire, non pas une rétrospective des évolutions du logiciel, mais un bilan critique qui interroge sa pertinence, son public cible et ses nouvelles modalités de "non-acquisition".
 
 
Le  potentiel de Photoshop
 
Louangé par les uns, honni par les autres, Photoshop ne laisse personne indifférent dans le milieu (photo)graphique. En cause, sa domination écrasante qui n'a guère d'équivalent dans l'univers des logiciels si on excepte les outils professionnels hyperspécialisés. En édition de texte, en PAO, en CAO, en montage vidéo ou en traitement audio, on trouve au moins deux logiciels concurrents qui ont des parts de marché conséquentes. En édition d'image, Photoshop domine sans partage le monde professionnel et sa pénétration chez les amateurs est anormalement élevée eu égard à son prix. Pour un usage avancé, on ne trouve guère que Gimp pour le concurrencer. Les PaintShop Pro, PhotoPlus, Photoline, Pixelmator et autre PhotoFiltre sont des concurrents de Photoshop Elements, mais pas de Photoshop. S'ils satisfaisaient les besoins d'une bonne partie des photographes, le potentiel de Photoshop est bien plus vaste. Et si on ajoute Camera Raw pour le développement des fichiers Raw et Bridge, l'excellent gestionnaire de fichiers, tous deux livrés avec Photoshop, la messe est dite. Photoshop est si complet qu'on se demande si les développeurs parviendront encore à lui ajouter des fonctionnalités majeures. C'est d'ailleurs cette maturité du logiciel (et de quelques autres de la Creative Suite) qui a conduit Adobe à basculer sur un système d'abonnement, car de moins en moins d'utilisateurs faisaient les mises à jour. Pourquoi en effet payer pour des nouveautés anecdotiques au regard de l'existant ?
Reste donc Gimp. Son potentiel est élevé, mais il reste en deçà de celui de Photoshop, même en tenant compte de greffons multifonctions remarquables comme G'MIC. L'absence des calques de réglage, des objets dynamiques, de la prise en charge complète des fichiers 16 bits ou d'une gestion avancée de l'impression - pour ne citer que cela - est un déficit important pour un usage avancé. Quant à son ergonomie, le débat houleux s'est apaisé depuis l'arrivée de la version 2.8, mais il reste beaucoup à faire. Cela étant, si la comparaison objective est défavorable à Gimp, son potentiel d'évolution est élevé alors que celui de Photoshop est faible. L'écart ne fera donc que se résorber avec le temps.
Au-delà des aspects fonctionnels, Gimp a deux handicaps face à Photoshop. D'une part la position inexpugnable de standard du monde professionnel qui rend Photoshop incontournable, d'autre part la difficulté pour le débutant de trouver une aide fiable pour démarrer sur de bonnes bases avec Gimp alors qu'il en existe une profusion pour Photoshop. Les magazines photo parlent peu de Gimp, les livres sont rares et si de nombreux tutoriels sont éparpillés sur le web, il n'est pas simple de s'y retrouver. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui m'ont poussé à écrire un dossier de 30 pages "Bien débuter avec Gimp" dans Compétence Photo n°37. J'espère qu'il aura su convaincre les lecteurs que Gimp est un logiciel à fort potentiel dont l'ergonomie est meilleure qu'on ne le pense généralement.
 
 
À qui s'adresse Photoshop ?
 
Nonobstant son prix, dont je parlerai plus bas, Photoshop s'adresse à tous. Je tiens ici à balayer l'idée fausse qui prétend que Photoshop est un logiciel très complexe à manier et que l'utiliser pour une retouche simple n'a pas de sens. Cela sous-entendrait qu'une intervention simple sur une image se ferait systématiquement en plus de clics avec Photoshop qu'avec un autre logiciel. Non seulement c'est faux, mais l'inverse est bien souvent vrai. Le fait qu'un logiciel possède de très nombreuses fonctionnalités ne signifie pas que chacune d'entre elles soit plus difficile à utiliser que s'il y en avait globalement moins. L'apprentissage des outils de base de Photoshop n'est pas plus difficile ou plus long qu'avec un autre éditeur d'images. Ce qui est difficile en revanche, c'est de parvenir à maîtriser la totalité des fonctionnalités de Photoshop. Mais ce n'est en rien une nécessité et l'apprentissage peut - et doit - se faire de façon progressive au fil des besoins ou des envies. Je récuse donc l'accusation de complexité à l'encontre de Photoshop, car elle confond "complexe" et "complet". 
Cela étant, la question de savoir s'il est judicieux d'investir dans un logiciel très complet pour faire des choses simples est pertinente. Le bon sens voudrait que l'on y réponde négativement, à condition d'éliminer l'hypothèse d'une évolution de sa pratique du traitement d'images. Or, Photoshop devient très addictif quand on découvre ce dont il est capable. Choisir un logiciel plus simple quand on débute impliquerait un nouvel apprentissage lors du passage à Photoshop. Si l'on pressent que l'on ne se contentera pas de tirer trois curseurs et d'appliquer quelques filtres, mieux vaut sauter le pas tout de suite. Le raisonnement est identique pour Gimp : avoir appris à maîtriser Photofiltre ou Paint.Net n'est d'aucune aide lors du passage à Gimp. Un double apprentissage n'est évidemment pas un drame, mais autant l'éviter quand la chose est prévisible.
 
 
Quel est le coût de Photoshop ?
 
Avant d'interroger la pertinence de l'investissement, il faut savoir combien coûte réellement Photoshop. Il s'avère qu'en quelques années, la donne a changé plusieurs fois. Du logiciel à licence perpétuelle vendu à un prix très élevé, on est passé sur un principe d'abonnement à un tarif (24€/mois) séduisant en apparence dans la mesure où il évite la forte dépense initiale (954€ pour la version la moins chère), mais qui s'avère en pratique plus onéreux dans la durée, avec en plus une obligation de payer pour conserver le droit d'utiliser le logiciel alors que les mises à jour des versions perpétuelles étaient facultatives. Ayant dû faire face à un tollé assez unique dans l'histoire des logiciels, Adobe à rapidement rectifié le tir en proposant une offre Creative Cloud pour la Photo regroupant Photoshop et Lightroom pour 12€/mois.
Ce tarif est-il pour autant intéressant ? Pour le savoir, il faut l'évaluer à un terme assez long. Les données de départ sont les suivantes :
• La licence perpétuelle de Lightroom coûte 129€, la mise à jour annuelle 74€ (soit environ 6€/mois).
• La licence perpétuelle de Photoshop (en version non extended) coûte 954€, la mise à jour 273€ (tous les 21 mois en moyenne, soit environ 13€/mois).
• L'abonnement à Photoshop avec le Creative Cloud mono-application coûte 23,99€/mois, soit 288€/an.
• L'abonnement au Creative Cloud pour la Photo (Photoshop + Lightroom) coûte 11,99€/mois, soit 144€/an.
 
On peut en déduire, pour ceux qui n'ont actuellement pas de licence perpétuelle Photoshop :
• Le coût d'une licence perpétuelle de Photoshop sans jamais faire de mise à jour correspond à 6 ans et 7 mois d'abonnement au Programme Photo, avec Lightrom en cadeau.
• Le coût d'une licence perpétuelle de Photoshop en faisant toutes les mises à jour est largement supérieur au coût de l'abonnement au Programme Photo, toujours avec Lightroom en cadeau.
• Le coût d'une double licence perpétuelle de Photoshop + Lightroom sans jamais faire de mise à jour correspond à 7 ans et 6 mois d'abonnement au Programme Photo.
• Le coût d'une double licence perpétuelle de Photoshop + Lightroom en faisant uniquement les mises à jour de Lightrom correspond à environ 15 ans d'abonnement au Programme Photo.
• Pour les photographes qui utilisent Lightroom en version perpétuelle, le coût résiduel de Photoshop en passant au Creative Cloud est d'environ 6€/mois, soit 72€/an, tarif inférieur à celui de la mise à jour annuelle de... Photoshop Elements !
 
Comparé à la situation antérieure, le Creative Cloud pour la Photo offre donc des conditions financières très favorables à ceux qui n'ont pas de licence perpétuelle de Photoshop, même si le principe de l'abonnement est, et restera, détestable. Parmi les possesseurs d'une licence perpétuelle Photoshop, seuls ceux qui sautaient des mises à jour et n'utilisent pas Lightroom sont perdants (ce qui fait tout de même du monde).   
 
 
Idées fausses sur le Creative Cloud
 
Avant de se demander si le prix à payer pour Photoshop est raisonnable, évacuons quelques idées fausses sur le Creative Cloud. Adobe en est le premier responsable : en utilisant le mot "cloud", très à la mode, il a semé une confusion qui persiste. Le Creative Cloud n'a de cloud que le nom. Hormis la vérification de la validité de la licence et la sauvegarde de quelques réglages prédéfinis, rien n'a changé. Le logiciel s'installe toujours sur son ordinateur et les fichiers sont présents sur le disque dur, donc ne risquent pas de se retrouver prisonniers du cloud en cas d'arrêt de l'abonnement.
Autre idée fausse, la nécessité d'une connexion Internet permanente pour être autorisé à utiliser le logiciel. En réalité, il suffit d'être connecté une fois par mois pour que le logiciel vérifie la validité de la licence. Il semble qu'une connexion par trimestre suffise, mais je n'ai pu le vérifier.
Ne plus pouvoir utiliser le logiciel en cas d'arrêt de l'abonnement est parfois considéré comme anormal par les utilisateurs. C'est le principe de l'abonnement qu'ils mettent ainsi en cause, et c'est hautement compréhensible. Il faut toutefois que cette crainte de ne plus pouvoir payer l'abonnement soit mise en face du prix de l'achat initial de la licence perpétuelle. Celui qui est en mesure de payer brutalement 954€ (plus éventuellement 273€ de mise à jour à chaque nouvelle version) peut normalement provisionner de nombreuses années d'abonnement, surtout s'il est aussi utilisateur de Lightroom (voir section précédente). Cette réticence est donc plus une question de principe que d'ordre pécuniaire.
 
 
La dépense est-elle raisonnable pour un amateur ?
 
Posons la question en titre de façon extrême : est-il raisonnable de payer pour un logiciel alors qu'il existe des alternatives gratuites ? À qualité et agrément comparables, la réponse est évidemment négative. Seulement voilà, Photoshop est supérieur à ses concurrents dans tous les domaines... sauf celui du tarif et du principe d'abonnement, ce qui n'est pas rien. La question est donc de savoir si le supplément de qualité et d'agrément vaut le prix à payer. C'est à chacun d'y répondre en fonction de ses envies, de ses besoins et de son budget.
Pour ma part, je considère que l'investissement en photo doit être cohérent. Cela n'a guère de sens de dépenser des centaines ou des milliers d'euros dans le matériel et de se priver des meilleurs outils logiciels, sauf à considérer que la photo s'arrête à la prise de vue ou que le traitement d'image est secondaire, mais c'est un autre débat. Sauf aussi à militer pour les logiciels libres et se priver volontairement de ce qui se fait de mieux. Ce n'est pas mon choix, mais il est respectable.
Je vous invite à prolonger cet article par un débat dans la zone des commentaires, de façon aussi courtoise que possible.
 

Commentaires   

# Un débat sans fin ?Crashoveride 01-03-2015 12:23
J'avoue que l'abonnement sur le principe m'horripile, mais qu'effectivement, à 144€/an, c'est à peine le prix de ma licence LR avant qu'il ne passe en MAJ annuelle. Je le payait environ 300€ tous les deux ans ...
Donc pour le même prix, on m'offre photoshop, un must !

Mais voila, j'ai ma licence créative suite CS6 payée peu chère grâce à un partenariat d'école, et mon LR en version 5 qui me suffit amplement et auquel, sauf à changer de boîtier, je ne demande rien de plus ...

Pour ma part donc, je continue d'amortir mes investissements de licence, et je passerai sans doute à l'offre "CC photographe" d'ici quelques années, quand les nouvelles options seront assez nombreuses et puissantes pour que j'en regrette le non accès. Ce sera pour moi le facteur déclencheur. Mais je n'y suis pas encore, et peux donc largement me contenter de ma Créative Suite en version CS6.
# RE: Un débat sans fin ?Patrick Moll 01-03-2015 14:39
Je suis également dans ce cas avec ma Creative Suite CS6 Web and Design Premium. Pas question de m'abonner au Creative Cloud complet dont le prix est une grosse arnaque, comme je l'ai montré dans cet article. Donc je reste avec ma CS6. En revanche, en tant qu'utilisateur de Lightroom, difficile de résister à l'envie d'avoir Photoshop CC pour un prix résiduel d'environ 6€/mois.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 01-03-2015 15:21
Effectivement, après mon usage en terme de temps c'est 95% LR / 5% Toshop, et toshop pour un usage que beaucoup d'autres programmes permettraient largement (mais j'y ai mes marques et m'y sent à l'aise donc ...).

Donc pour moi, le photoshop CC, même à 72€/an, reste trop cher pour mon usage :D
# Investissement pas coutEmmanuel 02-03-2015 10:07
Pour ma part, je pense que vous prenez le débat un peu à l'envers. Pour un professionnel, vous parlez de coût, moi je parle d'investissement.

Est-ce que mon RSI est rentable ? Si je suis un pro, c'est la bonne question à se poser.

De plus, cet abonnement est déductible au niveau de ces charges, c'est à prendre en compte.

Après, pour un amateur qui ne vit pas de la photo, cela reste un coût qui n'est pas une obligation.

Perso, j'utilise la suite adobe au travail mais refuse d'acheter ce genre de formule pour mon domicile. Trop de logiciels inutiles pour mon usage, formule usine à gaz.
La formule photo est bonne et je pense la prendre dans l'avenir mais j'aurais aimé aussi la possibilité d'avoir une formule simple d'abonnement ex : Illustrator à 7€99 par exemple, avec une dégressivité suivant le nombre de logiciels que vous prenez : ex : 2ème logiciel Indesign à 6€99. Un vrai CHOIX.
De plus, je reste sceptique sur la politique Adobe en matière d'innovation, c'est assez pauvre depuis quelques années, en matière d'ergonomie des logiciels, aucun effort réel, et une politique tarifaire sans aucune garantie sur leurs formules d'abonnement dans l'avenir.
# RE: Investissement pas coutPatrick Moll 02-03-2015 13:19
Je ne vois pas bien en quoi j'ai pris le débat à l'envers, et le contenu de votre commentaire ne m'y aide pas. Sauf à considérer que cet article s'adresse aux professionnels, ce qui n'est pas le cas. Si les considérations générales sur le logiciel s'adressent à tous, la question de la pertinence d'un abonnement au Creative Cloud pour la Photo n'a été posée que pour un usage amateur (comme l'indique clairement le titre de la dernière section). Quant à la suite Adobe complète, l'article n'en parle pas. J'ai donc un peu de mal à situer votre intervention par rapport au contenu de l'article. En revanche, je souscris à votre suggestion finale sur une formule d'abonnement qui offre un vrai choix aux utilisateurs au lieu du "tout ou rien" de l'abonnement complet auquel s'ajoute l'abonnement mono-application dont le tarif relève du racket... :confused:
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Thierry Goldmann 03-03-2015 14:07
La vraie question à se poser c'est le choix... Bientôt on n'aura plus la possibilité, quelque soit l'éditeur, d'acheter un logiciel... Ce sera uniquement des formules d'abonnement où le service Cloud ne sera pas négociable. LA deuxième étape, ce sera de passer par des Web Applications à la sauce Sharepoint et vous travaillerez sur votre LR, Photoshop, Word (c'est déjà le cas) au travers d'un navigateur...
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 05-03-2015 02:22
Pour des logiciels qui demandent autant de ressources que Photoshop ou Lightroom et un transfert préalable des fichiers sur le serveur, je crois que ce n'est vraiment pas pour tout de suite. Mais c'est clair qu'on y va doucement...
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 08:59
Pour moi c'est tout le contraire. Vu que le logiciel demande de la ressource, il est beaucoup plus justifié de le transférer dans le cloud et l'utiliser en virtualisation : qui peut s'offrir aujourd'hui un serveur avec 2 ou 4 processeurs de 10 coeurs/20 threads, 128Go de RAM ECC et des SSD de plusieurs To ? Bien dimensionnés, c'est beaucoup plus logique que pour une suite bureautique somme toute assez légère et fonctionnant parfaitement sur un ordinateur 1er prix ;)

La seconde question est celle des débits, et il est vrai qu'avec un débit moyen montant autour de 1.6Mbps en France, on ne peut pas encore demander à un pro vivant loin de la fibre de passer au cloud. Envoyer une sélection de 500 raw de mariage de 25Mo chacun prendrait pas moins de 24h en mobilisant la totalité des capacités d'upload de la connexion. Ce n'est alors plus gérable en terme de délais.
Mais le développement des vDSL, fibre et autres THD sans fil rapprochent de plus en plus cette possibilité. A horizon 5-8 ans je pense que la question ne se posera plus vraiment ;)
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 05-03-2015 12:41
Je n'y crois pas une seule seconde, surtout précisément pour des logiciels demandant de grosses ressources de calcul. Tu imagines les monstrueux computing centers qu'Adobe devrait construire pour répondre à la demande de millions d'utilisateurs ? Tu sais combien coûte le supercalculateur sur lequel je travaille et qui n'a pourtant que 1000 coeurs Xeons ? Quand tu vois le prix exorbitant d'un serveur dédié avec un pauvre Xeon et du HDD mécanique pour simplement héberger un site web, j'ose à peine imaginer le montant de l'abonnement mensuel s'il s'agissait d'un serveur de calcul avec un octocoeur Xeon et du SSD en Raid 0. Même mutualisé, ce serait énorme. Déjà que les 60€ du Creative Cloud ne passent pas, j'imagine la réaction des gens s'il fallait payer 100€ ou plus pour une disponibilité permanente et de haut niveau d'un serveur de calcul. On parle ici de temps réel, pas de jobs envoyés en batch dans une file d'attente. Il faut une réactivité maximale et une parfaite fluidité de l'affichage. De plus, cette puissance de calcul distante ne serait accessible que pour un éditeur. S'il faut payer la même chose pour tous les éditeurs des logiciels qu'on utilise, je n'ose imaginer le budget qu'il faudrait. Alors qu'un poste de travail avec un processeur et une carte graphique puissants, c'est entre 500€ et 1000€ par an, à la louche, dospinible pour une infinité de tâches différentes.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 13:57
L'avenir nous dira qui avait raison ...
Mais si on est capable de proposer du jeu en virtualisé sur serveurs distants (et les derniers jeux sont on ne peut plus gourmands en ressources qu'un photoshop ou un première pro ...) et que la seule chose qui gène est le ping des connexions internet, je ne vois pas en quoi photoshop dans le cloud est inimaginable ...

Un super calculateur est bien moins intéressant en terme de rapport puissance / prix qu'une ferme de serveurs, car il faut un max de composants pour que tout communique ensemble et travaille de concert. Avoir une ferme de serveurs "classiques" déconnectés les uns des autres et mutualisée serait on ne peut plus accessible à puissance totale équivalente (à vue de nez je dirais au moins un facteur 5-6 niveau investissement).

Et puis adobe ne créerait pas ses propres DC, il passerait des contrats avec Amazon, Google, OVH, ... pour disposer de serveurs déjà installés et mutualiser encore les coûts de déploiement et d'entretien.

A l'échelle planétaire, on aurait une charge plutôt constante avec les différents rythmes de travail des différents fuseaux horaires. Et comme dit, si on peut le faire pour les jeux vidéos, rien ne s'oppose à le faire pour des applications moins gourmandes ;)

Le SaaS, c'est l'avenir, et ça permettrait à Adobe de justifier pleinement son prix d'abonnement car il dispenserait ses utilisateurs d'investir dans un hardware coûteux de façon régulière. Et ça ouvrirait de nouveaux usages : que j'utilise mon smartphone, ma tablette ou un PC qui a 15 ans, je peux réaliser toutes mes tâches de façon efficace, rapide et optimisée.

Enfin, sur un plan plus global c'est bon pour la planète, car ça permet de consommer mieux en mutualisant, et ça, de plus en plus de personnes y sont sensibles ! ^_^
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 14:00
J'ai oublié de préciser que les Xeon ne sont pas les meilleurs rapport puissance / prix, mais qu'ils sont nécessaires en SC pour lier des milliers de processeurs entre eux. Sur un système de serveurs multiples, on peut se contenter de processeurs plus classiques, avec des rapport performance / consommation / prix qui soient bien meilleurs.

Quand à avoir un serveur sous Xeon pour un simple site web, tout dépend du site web. Perso j'héberge mes sites sur un Synology 1813+ (processeur Atom) et ça ne pose aucun problème ... Il faut savoir optimiser son code et dimensionner son infrastructure selon les besoin. 99% des sites web peuvent se contenter d'un atom et 1Go de ram. Seuls quelques rares sites très fréquentés ont besoin d'une puissance supérieure :)
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 05-03-2015 14:43
Pour l'hébergement d'un site web, ce n'est pas la puissance de calcul qui est en jeu, c'est le débit. As-tu calculé combien de connexions simultanées est capable d'offrir ton Synology en streaming vidéo ? Pas besoin d'un gros site pour saturer le débit montant d'une box, même avec la fibre. J'ai aussi un Synology, mais impossible à utiliser pleinement pour cause de fibre non encore disponible chez moi... :confused:

Pour revenir au SaaS, je ferais de mon mieux pour y croire si les éditeurs y avaient un intérêt. Or, j'ai beau réfléchir, je n'en vois pas. Ce serait pour eux un surcoût qu'il faudrait nécessairement répercuter sur l'abonnement. Pour Adobe, ce serait se tirer une balle de plus dans le pied. Leur seul avantage apparent serait une forte diminution du piratage, mais en pratique ce serait encore se tirer une balle dans le pied. Si Photoshop écrase la concurrence, c'est aussi grâce au piratage qui a diffusé le logiciel très au-delà du petit cercle des professionnels auxquels le ticket d'entrée exorbitant aurait dû le circonscrire. Pirates souvent jeunes qui deviennent ensuite de "vrais" clients lorsqu'ils entrent dans la vie active et exigent de travailler sur les logiciels qu'ils connaissent.
Je te donne RV dans quelques années pour faire le point, mais je suis très serein s'agissant de logiciels photo ou vidéo professionnels... :-)
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 15:35
Je suis dans le même cas, c'est ma connexion sortante qui est la limite. Mais en interne, via l'agrégation de lien, je peux streamer du contenu 1080p sur 8 devices différentes (regardant chacune un contenu différent) sans aucun problème ;)
En tout cas tu confirmes toi même qu'un Xeon est inutile pour du simple hébergement web.

Tout dépend du modèle : marger beaucoup sur peu de monde, ou marger peu mais faire du volume ... Si je propose un abonnement à 50€/mois qui permet d'avoir 0 piratage, et dispense les gens d'investir dans du matériel coûteux pour utiliser mes logiciels. Si en plus je permet des abonnements sans engagements pour que les utilisateurs peu réguliers ne prennent un abonnement que quand ils en ont besoin. Alors je peux avoir un modèle économique rentable, surtout si je m'appuie sur du hardware existant et mutualisé très largement comme en proposent amazon ou google en cloud services ;)

Quand je vois que l'ensemble de mes progiciels, contenant des CRM avec des bases de données énormes ou des trucs quand même techniques d'optimisation fiscale ou de gestion de prêts, sont tous en virtualisation distante, pour moi il ne fait aucun doute sur l'avenir ;)

Mais comme tu le dis, on verra d'ici une petite décennie quel futur parmi nos deux visions se réalise :D
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 05-03-2015 15:50
Ah mais je suis bien d'accord avec toi qu'on se dirige doucement vers du Saas. Des pans entiers de logiciels pros y sont déjà, mais à ma connaissance pas un seul qui demande du calcul lourd et une réactivité parfaite côté utilisateur. Et je n'y crois pas, vraiment pas.

Pour ce qui est d'Adobe, ce que tu décris existe déjà, c'est le Creative Cloud. A ceci près que l'abonnement est déjà à 60€/mois (90€/mois sans engagement) et qu'il n'y a aucun calcul distant. De plus, de nombreuses boîtes de prod fonctionnent en mode déconnecté pour éviter le hacking. Ils font comment en Saas ? Et le pro en déplacement ou dans la nature ? Il bosse avec sa 4G ? Quand tu vois comment ça a gueulé à cause de l'obligation faite par Adobe de se connecter au moins une fois par mois pour valider la licence CC, j'ose à peine imaginer l'émeute si du Saas était imposé ! :D
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 17:15
C'est une histoire de culture et de génération. Ma génération et plus encore celle qui arrive, va vivre avec du démat, du distant et du virtualisé au quotidien. Qu'il s'agisse de ses mails, d'une suite bureautique ou de choses plus lourdes, ça ne sera plus la question ;)

Il y a quelques années, on entendait des gens dire qu'un réflex resterait un truc pro, on a eu la preuve du contraire. On nous expliquait qu'internet haut débit c'était du confort, mais pas une nécessité, on voit poindre de plus en plus d'applications et de services qui mettent cela à mal ...
Il y a quelques années, tu aurais dit à des grandes entreprises que tous leurs documents confidentiels et internes seraient dans le cloud, ils t'auraient traité de fou, aujourd'hui, 100% des entreprises du CAC40 sont sur une solution GApps for works ou Office 360 !

C'est le sens du progrès : d'abord le frein au changement, puis les mœurs évoluent et le changement se fait tout seul sans même que l'on rende compte :D
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 05-03-2015 19:37
Les exemples que tu donnes sont de réels progrès, offrent de réels avantages aussi bien à l'éditeur du service qu'aux utilisateurs. Pour la suite logicielle d'Adobe, je ne vois d'avantage ni pour les uns ni pour les autres (hormis peut-être l'occasion de faire payer le service plus cher). Ce serait donc une régression et non un progrès. Décréter que tout finira en SaaS parce que "c'est le progrès" n'a pour moi pas beaucoup de sens et faire passer pour des attardés ceux qui pensent le contraire est pour le moins osé. Et ce n'est en rien une question de mœurs : toutes les nouveautés qui présentent un intérêt pour l'utilisateur sont adoptées très vite. C'est quelque part insulter la notion de progrès que de considérer que toute nouveauté en est forcément un... ;-)
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 05-03-2015 21:55
Pas d'investissement hardware, pas de mise à jour des softs, une puissance peu accessible au commun des mortels pour travailler dans des conditions optimales, ... Et il n'y a aucun progrès pour l'utilisateur ? Tu trouves pas que tu y mets un poil de mauvaise foi ? :P
Et pour Adobe, le contrôle et l'arrêt du piratage, tout en permettant une pénétration large du marché.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 06-03-2015 00:34
Bah non, pas de mauvaise foi, je t'assure... Je n'aimerais pas du tout que chaque éditeur m'oblige à payer pour du hardware distant alors que j'ai du hardware local. Après, si ça reste une option, pourquoi pas, mais quand tu vois le passage en force du système d'abonnement, le pire est à craindre. Et tu rêves un peu sur la puissance peu commune, ou alors il faudra y mettre le prix.
Tu vois, ton enthousiasme débordant pour la technologie m'oblige à jouer le rôle du grincheux critique alors que je suis également un technophile impénitent... ;-)
En passant, j'invite les lecteurs qui ne te connaissent pas à découvrir tes vidéos toujours très intéressantes sur ta chaîne YouTube.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 06-03-2015 08:51
Hahaha, merci pour le petit coup de pub, même si je suis pas certain que beaucoup lisent notre long débat (bien qu'il me semble intéressant) ^_^

En tout cas merci pour cet échange, et maintenant comme on dit : wait and see :)
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Thierry Goldmann 09-03-2015 16:13
Je suis assez d'accord avec Crashoveride.

Mis à part les problèmes de sécurité, réels, qui freinent bien plus le marché du Cloud que la bande passante nécessaire, c'est une histoire de quelques années avant de voir ce que je décrivais dans mon post précédent... Patrick, Adobe n'a pas besoin de construire des centres de calculs, aujourd'hui on achète du CPU sur étagère... L'avenir, qu'on soit pour ou contre, de toutes les façons est aux terminaux légers, nomades, tactiles. Bref, le concept de la tablette du 7 au... 80 pouces ! L'étape suivante pour Adobe, ce n'est pas LR Mobile tel qu'il est, c'est LR avec calculs à distance sur la machine qui hébergera cette partie du logiciel et l'affichage géré par le terminal (un peu comme MPGS / Ensight entre un Cray et une station SGI il y a... fort longtemps !).

Et le concept de location d'un logiciel à l'année, au mois, à l'heure va se généraliser... Ce sera le premier passage en force d'ailleurs.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 09-03-2015 20:28
Je suis certain que cette solution est viable en batch (rendu vidéo ou 3D par exemple), ou en interactif dans certaines conditions. Pour ce qui est de Photoshop, Lightroom, Premiere ou After Efects, lesdites conditions sont très loin d'être réunies. Pour une alimentation en temps réel d'un écran 4K à 25 fps sans compression, il faut un débit de 200 Mo/s, soit 1.6 Gbit/s. Dans combien de temps un particulier ou un freelance pourra bénéficier d'un débit pareil ? Et une boîte qui a une soixantaine de créatifs devra avoir une ligne de 100 Gbits/s. A défaut, qui acceptera de travailler en imagerie numérique dans des conditions de visualisation ou de réactivité dégradées ? Je crois connaître la réponse : personne. Alors oui, le cloud computing va sans doute se développer, mais il reste des barrières très très hautes pour certains usages, et la plupart des logiciels d'Adobe en font partie.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Crashoveride 09-03-2015 21:49
Le truc c'est que tu parles d'un flux non compressé ... Un flux Full HD compressé tient dans 15mbps sans souci. Le HEVC divise la taille des fichiers par deux, donc dans 30mbps, tu as un flux 4k qui passe en 25p. 30mbps en stable, c'est largement jouable, et ce n'est qu'avec une image qui est totalement rafraîchie 25x/seconde, ce qui ne sera pas le cas (les interfaces par exemple n'auront pas à être renvoyée systématiquement, le flux compressé prenant en compte l'absence de changement sur ces pixels). Et comme n'importe quel terminal mobile est désormais en capacité de décompresser un flux HEVC, pas de problème à l'arrivée pour réaliser la décompression en temps réel.
Comme je le disais, ça a déjà été expérimenté avec succès sur du jeu vidéo. On peut pas faire plus exigent en terme de puissance de calcul ou de nécessité de réactivité, et pourtant ça fonctionne.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 09-03-2015 22:06
Ah si, je crois qu'on peut faire plus exigeant qu'un type qui dessoude du zombie... :-) Je pense qu'un graphiste n'acceptera aucune dégradation de ses conditions de travail et de visualisation. Surtout s'il faut payer plus cher (Adobe ne va certainement pas faire cadeau de la puissance de calcul et de la bande passante) !
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 09-03-2015 22:30
Avec évidemment la question subsidiaire : comment fait un photographe ou un graphiste pour travailler hors connexion ? C'est aussi la raison pour laquelle je ne vois cette solution, "au mieux", que comme une alternative, pas comme l'a été le passage brutal à l'abonnement.
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Thierry Goldmann 11-03-2015 09:32
Dans deux ans, tu ne seras plus jamais hors connexion...
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Pascal 18-03-2015 17:28
Bonjour Patrick,
je n'épiloguerais pas sur la problématique tarifaire de Photoshop et si je suis passé à la version "photographe" du cloud, c'est parce que j'en ai besoin et que le tarif (12€/mois) est acceptable.
Toutefois, en attendant que The Gimp gère enfin les 16 bits, entre autres choses, je suis le développement d'un nouveau logiciel qui pourrait bien devenir un concurrent crédible. Il s'agit d'Affinity Photo, disponible sur Mac seulement, en toujours en bêta mais intéressant pour un retoucheur photo.
Cdlt :wink:
# RE: Photoshop a 25 ans : l'âge de (dé)raison ?Patrick Moll 19-03-2015 00:37
Salut Pascal,
Je jette également un oeil sur Affinity, qui n'est toutefois qu'une simple variation de PhotoPlus (que j'aime bien, d'ailleurs). Il peut être comparé à Photoshop Elements, mais certainement pas à Photoshop. Pour le moment, du moins.
Cela étant, par principe, je n'utilise que des logiciels disponibles pour Mac et Windows. Les Affinity, Macphun et autre Pixelmator (sans parler de feu Aperture) sont donc exclus de mon champ d'intérêt.
# Intérêt des mises à jour pour Adobe ?PGR 31-03-2015 19:58
Pour ma part, je me pose la question du chargement de mode de facturation (licence perpétuelle -> abonnement) sous un autre angle.

Jusqu'à présent, si Adobe, voulait continuer à faire du chiffre d'affaires (CA), il fallait qu'ils sortent des mises à jour régulières (tous les 21 mois à ce que j'ai lu dans l'article).
Maintenant qu'ils ont des rentrées d'argent régulières pour la licence seule, cela ne risque-t-il pas des les démotiver à faire des mises à jour. Mises à jour qu'ils ne factureraient pas "en plus" de l'abonnement.
Que se passerait-il si (en poussant l'exemple un peu loin), ils ne faisaient plus de mise à jour que tous les 5 ans (60 mois) au lieu d'un peu moins de 2 ans (21 mois).
Ca leur coûterait 3 fois moins cher en développement tout en gardant le même CA.
La tentation ne risque-t-elle pas d'être grande pour Adobe ?

Sans compter le risque sur la baisse de la qualité.
Précédemment, si une version était de mauvaise qualité, ils risquaient que ça se sache et de ne pas la vendre.
Maintenant, que le client la prenne ou non, leur CA sera le même.

Suis-je parano ?
# RE: Intérêt des mises à jour pour Adobe ?Crashoveride 31-03-2015 21:39
Je dirais qu'effectivement la tentation peut être grande, mais que leur hégémonie pourrait en être fortement menacée.
Ils ont plein de petits concurrents dans le rétro, et même s'ils sont encore loin, leur laisser 5 ans pour revenir dans la course serait, je pense, suicidaire !
Adobe s'est assuré une belle rente qui va au contraire lui permettre d'enterrer avec une pléthore d'ingénieurs, de spécialistes et de partenariats, toute concurrence pour encore de longues années.

Moi le côté parano que j'aurais, c'est plutôt comment vont ils réussir, avec autant de pognon, à résister à la tentation de racheter les concurrents et tuer les potentiels preneur de parts de marché dans l'oeuf ...
# RE: Intérêt des mises à jour pour Adobe ?Patrick Moll 08-04-2015 23:49
Difficile de savoir quel niveau de respect de ses clients captifs Adobe aura. Sur la base des deux premières années, je dirais que le bilan est mitigé, avec des évolution de niveau modeste et surtout une manque de vivacité pour corriger des bugs qui, pour certaines, sont anciennes. Cela étant, un logiciel comme Photoshop est arrivé à un tel niveau qu'il ne faut pas attendre de révolution.

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